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Conférence de Carême : Dieu me parle dans sa création

Conférence de Carême, donnée mercredi 16 mars 2021 à la Cathédrale par Fr Fabien Hignette, op.

Article mis en ligne le 26 mars 2021

par Fr Fabien Hignette o.p.

 INTRODUCTION

Il y quelques semaines, au tout début du Carême. Dans cette cathédrale il y avait un couple de pigeons qui se sont retrouvés enfermés. Forcément, pour sortir, ils cherchaient les fenêtres et les plafonds, les zones les plus hautes pour gagner le ciel. Et donc ils sont restés coincés plusieurs jours ici. Notre première réaction en voyant ça, avouons-le, c’est de dire : ils sont stupides.

Pourtant, est-ce que ce n’est pas un message qui nous est adressé ? Par ces créatures de Dieu, qui cherchent le ciel et mettent en œuvre toutes leurs forces pour gagner la liberté ? Même s’ils se démènent en vain. Il n’y a qu’après plusieurs jours jusqu’à épuisement, que ces oiseaux, une fois abaissés à terre, ont pu être aidés et conduits vers la porte de sortie.

Il y a plus de différence entre Dieu et nous, qu’entre nous et ces pigeons. 
Est-ce qu’une scène aussi futile n’évoque pas nos labeurs pour nous élever, ou nous améliorer, à chercher le ciel, qui n’est finalement atteint qu’en nous laissant conduire depuis le bas ? Ne peut-on voir une image, et une invitation, à ce moment-là dans l’église, à l’abaissement et à l’humilité vers quoi le carême nous conduit ? La solution ne nous est-elle pas indiquée par l’erreur de ces deux petits pigeons qui ne comprennent pas que d’eux-mêmes, ils ne peuvent trouver la liberté qui leur rendra la vie. Que plus ils seront fort, plus la sortie sera impossible, alors que le faible pourra être sauvé plus vite et plus facilement. Que ce n’est que par l’abaissement, et dans la faiblesse qu’ils peuvent être secourus…

Voilà un exemple de lecture de la vie courante à partir des éléments qui nous entourent, à travers lesquels nous pouvons tirer des leçons de la vie, des motivations pour notre vie morale, et des images plus parlantes que nos mots humains.

C’est pour ma part ma première réaction, la plus spontanée quand je me retrouve en présence de la nature ou d’animaux. Dieu nous parle sensiblement en images, comparaisons, et métaphores. Ce sera mon premier point.

 Dieu parle au figuré

Les leçons de la création

Bras Noir, Plaine des Palmistes (Regulator 974, https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/deed.fr)


Nous sommes gâtés à La Réunion de pouvoir trouver sur une si petite surface autant de leçons de vie différentes selon les terrains et les environnements que nous côtoyons :
L’océan, et sa puissance, son immensité, qui nous montre la répétition du rythme singulier des vagues dont la régularité n’est pas un ennui. Et aussi insignifiante qu’elle soit, chaque vague est unique et meurt quand elle éclate pour sculpter un peu plus la roche si solide.
Le désert et le volcan, où règne le caillou hostile et qui nous rappelle que la vie n’est pas un dû mais un don. Qui manifeste une telle puissance quand il se réveille, pour offrir sans cesse de nouvelles sculptures, jouant avec les formes et les couleurs au-delà de l’imagination.
La rivière, et ce sentiment d’éternité, de consolation et de ressourcement qu’elle procure. Quelle plus belle image d’une trinité, avec sa source cachée qui se donne totalement dans son eau vive et vivifiante par la force d’un déversement qui nous semble inépuisable.
La forêt, où toutes espèces de plantes cohabitent, s’entraident et permettent une telle diversité de vie parvenant même à communiquer par des langages sensitifs, chimiques, électriques, sonores et même hydraulique ou lumineux. Ses pié de bwa péï, endémiques qui nous rappellent la sagesse des granmoun en prenant le temps de faire des racines, de s’accrocher sur le roc, voire même sur le rempart, avant de grandir et constituer son tronc. Mais quand viennent les épreuves des cyclones, de la sécheresse hivernale ou des inondations, le pié péï ne bouge pas, nous rappelant l’arbre planté près d’un ruisseau du 1er psaume, symbolisant l’homme intègre. 
Les livres des Psaumes et des Proverbes notamment assument complètement cette sagesse populaire tirée de l’observation de la nature et ils lui confèrent même un rang de Parole de Dieu : Va voir la fourmi, paresseux ! observe ses mœurs et deviens sage (Pr6,6). Mais tout cela reste un langage métaphorique ou figuré, que je discerne selon mon expérience, ma sensibilité, mais aussi selon la leçon que je veux en tirer. D’ailleurs Jésus ne s’en prive pas, cf. Mt 16,26 : Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent... et votre Père céleste les nourrit. 


La louange de la création

Au-delà d’une leçon morale, ce qui frappe tout amoureux de la nature, est avant tout la gratuité de la beauté de la création. Qu’elle soit utile, hostile, ou même destructrice comme le requin bouledogue, le cyclone, l’incendie ou le volcan qui pète... nous restons muets à son contact ! La principale réaction face aux éléments de la nature est alors de dire « Dieu est grand ». C’est ce que j’appelle : la louange de la création. Nous pouvons dire qu’intrinsèquement, en eux-mêmes tous ces éléments ont une richesse et chantent les perfections de Dieu. Ils manifestent une grandeur, une bonté, une sagesse. Ce que les psaumes (c’est-à-dire les louanges) ne cessent de faire.
Ps 8 : O Seigneur, notre Maître, que ton nom est grand sur toute la terre ! Ta majesté surpasse la majesté du ciel... Quand je vois le ciel, ton ouvrage, la lune et les étoiles, que tu y as placées, je me demande : L’homme a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ?
Ps104 : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! SEIGNEUR mon Dieu, tu es si grand ! Que tes œuvres sont nombreuses, SEIGNEUR ! Tu les as toutes faites avec sagesse, la terre est remplie de tes créatures.
Ps19 : Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament proclame l’œuvre de ses mains.
Les qualités rencontrées dans la création nous renvoient à la contemplation de notre Créateur. Pour nous le sens principal est la vue, la qualité première qui nous frappe est la beauté et l’esthétisme de la création. Ce qui fait dire à la Sagesse (Sg13,3-5) : Si, charmés de leur beauté, ils les ont pris pour des dieux, qu’ils sachent combien leur Maître est supérieur, car c’est la source même de la beauté qui les a créés. Et si c’est leur puissance et leur activité qui les ont frappés, qu’ils en déduisent combien plus puissant est Celui qui les a formés, car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur.

Admiration, contemplation

La première attitude pour entendre Dieu nous parler dans sa création, sera alors cette contemplation et l’émerveillement. C’est à mon avis également la première attitude à avoir et la plus importante dans notre crise écologique actuelle. S’il y a une conversion écologique, la première est celle du regard.
Ces leçons que nous discernons parlent avant tout à notre sensibilité, parce que nous sommes des êtres d’abord sensibles, nous sommes des êtres d’émotions.

 Dieu parle à la raison

Mais nous sommes également des êtres de raison. C’est-à-dire capables de prendre du recul sur nos passions, nos émotions et notre sensibilité afin de discerner des valeurs plus universelles ou plus générales... On le voit dans notre communication, qui n’est pas celle des plantes, discutée plus haut, puisque nous avons un langage réfléchit. L’homme (est) créé à l’image (de Dieu) et sa ressemblance... nous dit la Genèse. Comme être spirituel, au sens d’être capable de penser, de connaître, d’aimer, de vouloir, de choisir...

Ils sont impardonnables...

Dieu nous parle à nous, humains, comme nous venons de le voir par notre sensibilité. Mais il parle aussi par notre intelligence, notre raison. À tel point que saint Paul condamne lui aussi fortement les penseurs de son temps d’être aveugles en dépit de leur savoir :
Rm 1,20-23 : Ce qu’il y a d’invisible depuis la création du monde se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité, en sorte qu’ils sont inexcusables ; puisque, ayant connu Dieu, ils ne lui ont pas rendu comme à un Dieu gloire ou actions de grâces...

Bactérie. Arek Socha from Pixabay

Voies et pistes de l’existence de Dieu
En effet, la science a pour but premier de comprendre le monde et de mettre en lien les causes avec leurs effets. Elle nous montre le mouvement, l’énergie des éléments et leurs origines. Les lois de la raison établissent que tout changement a bien une origine extérieure à elle. Et si on remonte, toute notre énergie provient d’une manière ou d’une autre d’une transformation de l’énergie solaire, et du mouvement des astres. Donc une origine qui nous est extérieure, et qui nous est supérieure. Et ainsi de suite... De plus, l’extrême équilibre, l’adaptation et l’organisation qui s’expriment dans la nature nous donnent l’impression que tout est prévu. Spécialement dans le monde du vivant où le plus infime élément agit en vue de plus de vie, de la reproduction de son espèce et semble conduit par cette finalité. La génétique, par exemple, montre merveilleusement bien cette finalité. Plus qu’un programme pré-établi, il semblerait plutôt qu’une multitude de possibilités du vivant permettent une fois les conditions réunies l’éclosion de la vie nouvelle. Mais sans cette même intelligence apparente dans les choses de la création, personne ne serait en quête du sens de sa vie.
Ainsi la nature nous donne un critère moral qui s’impose à tous, sur ce qui est bien ou mal ! Le bien c’est plus de vie, le mal c’est moins de vie… 
Il est donc tout à fait raisonnable de penser qu’il y a un principe à l’origine de toute chose dans le monde et qui lui soit extérieur.
C’est-à-dire l’existence d’un Dieu créateur.

La Création

Pourtant la vision biblique de la création n’est pas une théorie mais une notion religieuse, c’est-à-dire une attitude de l’âme dont la première caractéristique est la crainte de Dieu. Non au sens d’une peur, mais d’une conscience profonde du décalage infini entre notre rien et son Tout. 
Ce que rappelle la maman des frères Maccabées (2Ma7,28) : Mon enfant, regarde le ciel et la terre et vois tout ce qui est en eux, et sache que Dieu les a faits de rien et que la race des hommes est faite de la même manière.
Le rapport de Dieu a sa création est celui d’un Auteur, un artiste à son œuvre. L’auteur n’est pas son œuvre. Le peintre n’est pas la toile, ni le compositeur sa musique. Mais un véritable artiste ne peut qu’exprimer quelque chose de lui-même, des sentiments et des inspirations qui lui sont personnelles et intimes. A tel point que les derniers récits bibliques mettent la sagesse comme étant la première chose créée.
Dans les Proverbes, la sagesse est même personnifiée et chante un hymne à son Auteur : Le SEIGNEUR m’a engendrée, prémices de son activité, prélude à ses œuvres anciennes. (Pr8,22-31)
Et l’art est une forme d’expression totale dont le langage et la parole n’est qu’une dimension. Dieu nous parle par son œuvre qui reflète son Auteur. Pour désigner cette relation, on parle de la présence d’immensité.

 Dieu parle dans le silence

Voie lactée. (Free-Photos from Pixabay)

Il serait dangereux de confondre ou de restreindre un auteur à son œuvre. L’œuvre reste extérieure et limitée par rapport à l’artiste qui crée et recrée. Ce que cherche à montrer le livre de la Sagesse en condamnant l’idolâtrie :
 Ils sont impardonnables s’ils ont été capables d’acquérir assez de science pour pouvoir scruter le monde, comment n’ont-ils pas plutôt découvert le Maître ! (Sg13,8-9).
Dieu distingue et est uni à sa création

Ce qui veut dire que Dieu ne se confond pas avec la création. Dieu n’est pas la nature, et l’environnement n’est pas divinisé. Il y a une distinction profonde entre le créateur et sa créature. Ce que ne cessent de rappeler les prophètes, blessés de voir les hommes se tourner vers des idoles, qui aussi grandes soient-elles, ne sont que des créatures.
Is40, 26 :Levez les yeux là-haut et voyez : Qui a créé ces astres ? Il déploie leur armée en bon ordre, il les appelle tous par leur nom. Sa vigueur est si grande et telle est sa force que pas un ne manque.

En quelque sorte, Dieu nous parle par son silence, et bien que présent dans son œuvre, Il se révèle par son absence. Les mystiques appellent ça la voie apophatique. La finitude de toute chose créée en est la marque propre. Même l’orbite d’une planète prendra fin.

Le mal et la création (covid & la création)

Alors, se pose la grande question du mal... si Dieu a fait le monde, si Dieu est créateur, pourquoi a-t-il créé le mal, la souffrance, les maladies... et le covid ?
C’est précisément que Dieu est infini et le monde est fini.

Saint-Paul explique que c’est par le péché que le mal et la mort sont entrés dans le monde (Rm5,12). Est-ce donc que sans le péché, il n’y aurait pas eu de maladie, les animaux dont l’homme fait partie n’auraient pas été mortels ? ou incapables de se blesser ? C’est parfois l’explication qui est sous-entendue.

Ou alors, c’est que tout cela appartient à notre nature créée, avec un début et une fin. N’est-ce pas plutôt le rapport de notre fin à ce monde, qui change avec le péché ? N’est-ce pas notre manière d’accepter et d’accueillir ces évènements, les signes de notre finitude qui nous deviennent insupportables et donc une souffrance et une mort ? à cause du péché !

Confusion nature & création

Sans cette distinction radicale, entre Dieu et ce monde, il ne s’agit plus de création... Depuis le début de la conférence, nous avons fait volontairement un amalgame qui je pense est passé inaperçu : nous avons assimilé et confondu la notion de création avec celle de la nature ou de l’environnement. C’est un raccourci qui est courant mais qui autorise quelques nuances.

À la base de notre foi, comme ouverture de notre confession de foi, par le Credo nous affirmons :Je crois en un seul Dieu Père Tout-puissant Créateur...
 Et les premiers mots de la Bible professent l’acte créateur de Dieu : AU COMMENCEMENT, Dieu créa le ciel et la terre.

Du coup, dans notre manière de penser, de concevoir le monde et l’environnement avec notre cadre religieux, nous associons les deux. La nature est vue comme créature de Dieu (ce qui est juste).

Mais parler simplement de la nature revient à la considérer soit en elle-même soit par rapport à nous. Sans le vouloir, nous pouvons nous-mettre hors de cette nature, et nous coupons le lien avec son Auteur. Dans ce cas, la tendance pourra être de diviniser la nature et ses esprits. Voire même de ne considérer l’humanité que comme un fléau ou un intrus de ce monde. Ce qui me paraît une vision extrêmement pessimiste quand il s’agit de trouver des solutions pour préserver la planète.
En revanche parler de la création (ou au moins la penser), revient à supposer qu’il y a un Créateur. Et que la création n’a pas de raison d’être par elle-même. Et que Dieu n’a pas créé le monde une fois pour toutes comme s’Il lançait une boule de bowling qui s’ensuit d’effet. Dieu crée à chaque instant et nous maintient dans sa création. La création est un don gratuit de Dieu et déjà un mouvement d’amour de Dieu qui se donne.
Penser ainsi la création est aussi une justice, parce que cette vision confère une dignité d’œuvre de Dieu au moindre petit élément du monde. Indépendamment de ce qu’il nous apporte. Cette vision place l’humanité dans cette même création et non en- dehors.

 Dieu parle par l’humain

Les deux premiers chapitres de la Genèse, qu’on appelle aussi Évangile de la création, présentent l’homme comme aboutissement et responsable envers la création.

L’homme fait partie de la création

L’homme est avant tout membre de la création et particulièrement de ce que le Credo confesse comme le monde visible. Constituant alors une fraternité universelle. C’est en ce sens que saint François d’Assise chante Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Lune et les étoiles... par frère Vent, par sœur Eau…
En plus de quoi, il doit son existence à tous les êtres qui l’ont précédé. Des multitudes d’organismes vivants qui ont produit l’oxygène de l’atmosphère, ou l’humus des sols. Faisant de chaque génération d’humain un héritier d’un bien commun que sont les ressources naturelles. Un héritage qui n’est pas transmis devient un héritage volé. Ce qui rend l’humanité responsable envers l’ensemble du reste de la création.

L’homme associé à la création
Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour cultiver le sol et le garder. Gn2,15.
Le premier commandement dans le jardin d’Eden, est bien d’apporter une participation à l’œuvre que Dieu vit que cela était bon.

Ainsi, le travail de l’homme est une participation et une prolongation à la Création de son Seigneur. Et par notre sagesse, nos talents et notre créativité notre travail s’épanoui pleinement dans la bonification, le respect et la croissance de la création à laquelle nous appartenons.

Une aide qui lui soit assortie

Ce même récit présente l’espèce animale comme l’aide qui lui est accordée pour sortir l’homme de sa solitude... La vie animale n’est pas regardée comme une nécessité pour la subsistance de la race humaine, mais comme base de la vie sociale, qui se réalise finalement par l’union de l’Homme et de la Femme.

Ainsi, Dieu me parle dans l’humain qui a une ressemblance particulière avec le Créateur, au plus haut point dans la qualité d’amour qu’il peut exercer. Et qui trouve sa perfection en Jésus-Christ.

Illustration : https://www.godisreal.today/

 Dieu parle par Jésus

He1,1-2 : Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux pères par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils.

Jésus sommet de la création
Col1,15 : Image du Dieu invisible, premier-né de toute créature... pourtant Jésus n’est pas premier dans le temps. C’est-à-dire qu’il est premier en perfection et dignité parmi toutes les créatures visibles ou invisibles. La Création trouve son accomplissement en Jésus, Verbe de Dieu qui est l’Artisan, le modèle et la fin de toutes choses.

Jn1,14 : Le Verbe s’est fait chair signifie que le Verbe de Dieu ne s’est pas simplement manifesté ou a pris une forme humaine. Il se fait chair, c’est-à-dire il prend un corps humain et une âme humaine unie à sa divinité. Cette union est tellement spécifique que Paul affirme qu’en lui habite corporellement la plénitude de la divinité (Col2,8).
L’âme du Christ est donc une véritable âme humaine, composée d’une volonté humaine, et d’une véritable intelligence humaine, parfaitement unie à la volonté divine et l’intelligence divine. C’est donc une volonté créée et une intelligence créées, unies à l’intelligence et la volonté divine incréées. En cela, l’âme de Jésus est le plus beau chef- d’œuvre de la création de Dieu.

Dans le mystère du Samedi saint cette union est d’autant plus parlante ; où Jésus est mort. Son corps et son âme sont séparés... humainement. Le corps reste le corps de Jésus uni à la divinité, l’âme humaine reste unie à la divinité du Verbe de Dieu.

((Une création nouvelle))

Par la personne unique de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, créateur et créature, la relation ne se limite plus à celle d’un Auteur à son œuvre, mais elle est une intimité qu’on appelle la grâce. La présence d’immensité ouvre à la présence de grâce. Qui fait de nous une créature nouvelle (Ga6,15).

Annoncer l’Évangile à toute la création
En tant qu’homme et femme renouvelés par la grâce du Ressuscité, cette vie nouvelle a pour finalité de renouveler la face de la Terre. En conférant à tous les éléments de la création cette dignité nouvelle d’être uni spécifiquement au Verbe de Dieu fait chair. C’est pourquoi Jésus-Christ nous envoie annoncer l’Évangile à toute la Création...

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