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Double jubilé pour le frère Henri-Dominique de Spéville, dominicain
Article mis en ligne le 29 septembre 2015
dernière modification le 30 septembre 2015

par Sonia Delecourt

En la fête de saint Guillaume Courtet, un frère dominicain mort en martyr à Nagasaki en 1637, le fr. Henri-Dominique de Spéville, dominicains, a fêté ses trente ans de profession religieuse et ses vingt-cinq ans d’ordination presbytérale lors d’une messe solennelle qui a été célébrée le lundi 28 septembre 2015 en la Cathédrale de Saint-Denis, en présence de nombreux prêtres du diocèse et fidèles de la cathédrale.

En trente ans de profession religieuse, quel a été votre plus grand bonheur ?

La joie de la fraternité. Dans la vie religieuse, ce que j’ai découvert en entrant au noviciat, en faisant profession, et en poursuivant pendant ces trente ans, c’est la joie de vivre entre frères. Notre vocation dominicaine étant d’annoncer l’Évangile, c’est aussi une grande joie de pouvoir partager la parole de Dieu. La profession religieuse nous associe à la vie communautaire, à une forme de vie régulière, très libre et très joyeuse chez nous.

Qu’est-ce que ces vingt-cinq années vous ont appris sur le ministère du prêtre ?

On est tout donné. Le prêtre est prêtre vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On est prêtre quand on célèbre les sacrements, quand on confesse, quand on rencontre les personnes, quand on célèbre l’eucharistie. Le regard que l’on porte sur les gens, dans la rue et partout, c’est toujours le regard du bon pasteur qui voit les gens comme des personnes appelées par le Seigneur. Le sacrement d’ordination fait qu’il y a une ouverture du cœur. Il faut être fidèle à cette grâce qui est donnée.

Il y a trente ans, qu’est-ce qui vous a fait choisir l’Ordre des prêcheurs ?

C’est tout à fait adapté à ce que je suis, à ce que je recherche, à l’appel du Seigneur sur moi. Avant d’entrer dans l’ordre des Dominicains, j’ai regardé autre chose. J’étais assez proche de la communauté de l’Emmanuel, la vie de Charles de Foucauld m’attirait aussi, ainsi que les Chartreux, mais saint Dominique, c’est saint Dominique. Autrefois, je me disais que j’aurais aimé prendre ma retraite dans une chartreuse, parce qu’il y a la beauté de la contemplation, c’est Dieu avant tout. Nous, dominicains, sommes des religieux apostoliques, nous courons partout, tout le temps, toute la journée, et sommes sollicités de mille manières alors que notre désir est d’être à Dieu à 100 %. Il y a une nostalgie d’une vie plus contemplative, mais c’est une nostalgie, pas un choix. Je suis content d’être dominicain.


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