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Réparer le mal... par le bien
Article mis en ligne le 7 mars 2018

par Laura Bassetti
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Qui n’a jamais regretté une faute commise ? Comment se faire pardonner et se pardonner soi-même ? Le bien efface-t-il le mal ? Réflexion avec Jacques Fournier, responsable du Sedifop (Service diocésain de formation permanente).

Quel cheminement entre la faute et la réparation  ?
D’abord, prendre conscience de ses erreurs. C’est ce que l’on vit à chaque confession. Relire sa vie, dire les faits humblement et simplement, dans une prise de conscience la plus vraie possible  ; de toute manière, nous n’apprenons rien à Dieu.
J’avais autrefois un confesseur qui me disait : «  Dieu connaît ta vie par cœur, il attend juste de toi la bonne volonté pour regarder en face ce que lui-même t’aide à regarder en face, pour progresser  ».
Il faut savoir reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses limites, même si c’est difficile. Car quelqu’un qui fait le mal ne peut pas connaître la plénitude et le bonheur. C’est impossible.

Doit-on réparer ses erreurs pour soi ou pour les autres  ?
Parfois, l’on se fait du tort uniquement à soi-même. Pour entrer dans la caricature, quelqu’un qui fume et boit du rhum ne fait de mal à personne : il se détruit lui-même. La conversion personnelle vise à nous échapper de tout ce qui nous replie sur nous-mêmes pour essayer de mieux nous ouvrir aux autres  ; automatiquement, cela a des conséquences sur l’entourage. L’inverse est aussi vrai : celui qui est fermé dans sa bulle n’ouvre pas sa porte  ; cela a des répercussions.
On ne peut pas bien vivre la relation avec les autres si l’on n’est pas heureux soi-même.
Le but est toujours la relation à l’autre, puisque nous avons été créés pour vivre en relation les uns avec les autres. D’où l’importance de s’ouvrir, de lutter contre tout ce qui nous replie sur nous-mêmes.

Comment réparer ses erreurs  ?
Si l’on prend conscience d’une parole malencontreuse, il me semble que demander pardon est la base. Il existe plusieurs manières, implicites ou explicites, de demander pardon ou de reconnaître la faute.
Si quelqu’un commet une mauvaise action, c’est son devoir de réparer, quand cela est possible. Par exemple, quelqu’un qui vole une voiture doit la rendre. Mais parfois, les erreurs sont irréparables.

Tuer quelqu’un est irréparable. Alors, comment faire dans un cas comme celui-là  ?
Assumer. Reconnaître.
Dans les procès, les proches des victimes attendent que le prévenu dise la vérité et demande pardon  ; ils repartent plus apaisés.
Autre exemple, un homme qui a une aventure et qui met une femme enceinte. Cette dernière le découvre à son troisième mois. L’enfant naît. Il faut prendre ses responsabilités.
En conclusion, quand on peut réparer une erreur, c’est un devoir de le faire. Si l’erreur est irréparable, il faut l’assumer.


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